Lundi (04/04/05)
Fille
N'aiment pas garder leurs habits..."
- Laurent Voulzy "Avril"
Tu ne te reconnais pas, dit-tu ?
Moi je t'aime comme ca.
Aléas.
Lundi (20/09/04)
Occupation
Non contente d'avoir habité mes pensées ce WE, voilà que A. occupe également mes nuits rêveuses.
Des images m'en sont resté, fugaces bien sur. Avec au matin, cette petit déception de se rendre compte que tout cela n'était qu'un rêve, aussi agréable soit-il.
Aléas.
Dimanche (19/09/04)
Embrouillé
J'ai tapé juste mais un peu bas (je me reconnais bien là ;)) en écrivant hier "tout s'emmêle".
Je ne peux qu'en faire le constat : depuis qu'Y. m'a parlé de ces "comportements" qu'il aurai percu chez A., ca me tourne dans la tête. Le point clarifié le reste, mais la question rituelle est "What do I do now ?".
Attendre. J'en ai bien envie. Ca n'arrange rien. Mais l'idée me rassure. Petite lâcheté tranquille.
Laisser tomber. Quoi je ne sais pas, vu qu'il n'y a rien. Plus ou moins pareil, en fait.
Appeller A. pour lui proposer qu'on aille manger un bout, et voir ce qu'il en sort. Surement la meilleure idée. Sauf que. Sauf que, sans que je comprenne pour moi, l'idée qu'elle "s'efface" lentement (ce qui serait le cas si je ne la revois pas) me parait plus facile à vivre que celle où il y aurait soit un refus ferme de sa part, soit (plus probablement) où l'on se verrait "comme ca", sans suite.
Ce qui me stresse, c'est que je sais qu'attendre n'y feras rien de bon, si ce n'est me laisser macérer puis lentement oublier tout ca. Or, je sais très bien que je pourrais tomber amoureux d'elle. La logique voudrait dès lors que je l'appelle. Si pas ce soir, dans les jours immédiat à venir. Je bosse avec moi même sur l'idée, m'étant presque fixé un moment, mardi soir. J'y ai même trouvé une raison "objective", vu que je serais peu disponible d'ici là, de toute facon. Plus pragmatiquement, ca me laisse du temps devant moi. Le temps d'hésiter. Ou de revenir sur l'idée de l'appeler. En me trouvant une bonne raisons. Ou mille.
A nouveau, je ne doute pas vraiment de moi, j'ai de l'affection pour elle, c'est sur, et envie d'apprendre à la connaitre. Mais j'ai de gros doutes que ce soit réciproque. Mais en balance, il y a ce que dit Y. J'ai presque envie de lui demander s'il est sur de lui. Ce qui serait ridicule. Parce que ce sont mes incertitudes que j'ai en face de moi, ici.
A nouveau, une seule bonne chose à faire : appeler et voir. Mardi.
Voilà un retour de vacances pour le moins bousculé.
Aléas.
Samedi (18/09/04)
Chaine
Assis dans le silence, je pense à la chaine que j'ai autour du cou. Cadeau de N., il y a plus d'un an de cela. Je ne l'ai jamais enlevé depuis. Et je crois que je ne le ferais jamais.
Aléas.
Tout s'emmêle
Et ce matin même, je n'y pensais plus vraiment, encore un peu "ailleurs", sans doute. Et c'est Y. qui, d'abords à demi-mot, semble vouloir me faire passer quelque chose. Toujours aveugle aux sous-entendus, je lui demande de s'expliquer.
Et, riant presque de mon aveuglement, il évoque le comportement "bien visible" de A. à mon égard, durant cette soirée. Et là, tout s'emmêle.
Parce que je n'ai en rien eu cette impression, mais que je sais que, d'ordinaire déjà peu perceptif, ca ne veut sans doute rien dire, surtout hier soir.
Parce que, dans toute notre différence, Y. voit souvent juste à ce niveau, et qu'il est plus que sur de lui.
Parce que A. ne me laisse pas indifférent. Ni physiquement, ni au niveau du "contenu". Loin s'en faut.
Parce que tout ca, sans logique ou raison apparente, remet beaucoup de choses en question par rapport à l' "autre" A., que je fréquente bien plus souvent ces temps-ci.
"Ne te presse pas", dit Y. "Mais ce serait bête de ne pas essayer". "Tu n'as rien à perdre...".
Gotcha.
Aléas.
Ecrit par Aleas, à 14:43 dans la rubrique "Rouge" - Mise à jour : Samedi 18 Septembre 2004, 15:59.
Rêves d'Eros
(écrit le 6 septembre, dans une ville qui se croise)
Cela pourrait presque être un fantasme. Mais les fantasmes naissent de l'inconscient éveillé, les rêves de l'inconscient endormi.
C'est donc juste un rêve (juste ?).
J'ai dans les bras une fille noire, dont j'embrasse doucement les seins.
Je sais qu'il y avait plus que cette image, mais les rêves sont des mots écrits dans l'eau. L'instant d'après, déjà, ils ne sont plus.
Aléas.
Vendredi (03/09/04)
Eros & Scriptos
J'aime écrire.
(j'ai écrit ces trois mots, et je me demande s'il en faut d'autres. D'une certaine manière, j'ai déjà tout dit).
Mais je n'avais jamais écrit d'aimer.
Et tandis que, dans un passage court mais essentiel d'un texte de fiction dont l'accouchement est difficile, je met en mots pour la première fois une étreinte, quelque chose se passe.
Ecrire l'amour, le toucher des gens qui s'aiment, écrire ce lien quand il devient physique, c'est aimer, aussi.
Aléas.
Jeudi (02/09/04)
Presque
Je serais, sans modestie inutile dans ce temple entièrement dédié à mon être, presque content de moi en cette fin de journée.
Essentiellement pour avoir plus ou moins rattrapé ce qui dérapait.
J'ai rattrapé mon orgueil, au boulot. Je ne l'ai pas remis dans sa cage, mais je l'ai retrouvé, et je le surveille.
J'ai rattrapé N. au téléphone, le temps d'aplanir quelque peu la situation, le temps de parler, de se fixer rendez vous aussi.
J'ai rattrapé ma mémoire, en voyant que j'avais bien fixé un rendez vous à des copains ce soir, bien que j'en ai oublié un.
J'ai rattrapé ma soirée, en la passant à discuter bien tranquillement avec ceux qui étaient là.
Aléas.
Ecrit par Aleas, à 22:46 dans la rubrique "Rouge" - Mise à jour : Jeudi 2 Septembre 2004, 23:52.
Mercredi (01/09/04)
Surprise
J'avais tenté de joindre A., hier. Quand elle me rappelle, il est déjà tard, mais ni elle ni moi ne sommes sur le point de nous coucher.
Entendre sa voix, discuter quelques minutes avec elle m'empli à nouveau d'un plaisir tranquille.
Je suis, c'est certain, dans quelque chose de contradictoire, d'ambivalent, par rapport à elle.
Mais je ne sais pas au juste dans quoi.
Aléas.
Lundi (30/08/04)
Confiance
(écrit le 28 aout, dans une ville ouverte)
"Trust". J'aime la simplicité de l'anglais là dessus.
Comme souvent, je viens à une de mes "vérités fondamentales" par la bande, par ricochet, presque.
Dans les histoires et les questions que je pose à moitié pour jouer à mes amis, en cette séance hebdomadaire, réapparait souvent un fait.
Cette base, c'est la nécessité & le manque de confiance. Envers soi même, mais surtout envers les autres.
"Faites lui confiance"
Et en ce week-end rare, je me rend compte à quel point cette vérité est mienne.
Je sais profondément, je crois, que ce qui compte et nous manque, c'est la capacité à faire confiance.
Plus encore je crois qu'il nous faut arrêter questions et interrogations quant aux motivations et intentions d'autrui.
Pour simplement faire acte de confiance à ceux et celles qui nous entourent.
Est-ce donc si compliqué ? Ou si coûteux ?
Aléas.
